Ben oui! Excusez là! C'est que je cherchais un moyen de vous présenter un autre de mes travaux, qui est fait en Flash, celui-ci.
Puisque Blogger est une forme de site web pour « les nuls » de la programmation, mettre en ligne un truc en Flash ou une application en JavaScript, ça ne fonctionne pas, à moins d'aimer « jouer » dans le code hypercompliqué et lourd du mode HTML de Blogger... Et encore là! Ce n'est pas garanti qu'on peut y arriver, car les pages de Blogger sont faites en fonction qu'on ne puisse pas arriver là et modifier en profondeur les « maquettes » fournies.
J'ai donc dû réactiver mon vieux site web et m'assurer que mon nom de domaine soit toujours fonctionnel.
Je viens donc tout juste de déposer par FTP mon plus gros travail de session.
Animer avec Flash, pas si simple!
Avant de vous donner le lien, laissez-moi faire une courte présentation du travail. Le mandat que nous avions dans le cours intitulé Animation 2D était de réaliser une courte animation de quelques minutes, avec Flash.
Pour cela, la prof nous avait soumis, des contes que nous devions choisir, selon nos goûts et ainsi illustrer et animer le conte.
Mais moi, pour faire ma « petite différente » j'ai voulu prendre MON conte. En fait un conte de Robert Munsch, très connu auprès des enfants depuis plusieurs années. Mais c'était un conte que je trouvais très beau et très touchant. Beaucoup plus que ceux soumis par ma prof.
Par ailleurs dans ce cours nous avions vu plusieurs animateurs Flash réalisant des films pour le web ou le cinéma, tels un certain Tyler Gibb, un Anglo-Québécois d'ici. Il est venu nous faire une petite conférence très intéressante sur l'animation dans Flash. Son travail était assez impressionnant, disons!
Mais bon, pour revenir à nos moutons, certains savent que M. Gibb a réalisé un film du titre de Minushi. Film que je n’achèterais jamais, même si je le trouve extrêmement intéressant du point de vue de la technique et de l’animation.
Film très violent, où les personnages sont très laids, selon moi, c’est malheureusement l’impression assez négative que j’en retire. Cela n’enlève rien à l’impressionnant travail d’animation derrière tout ça. Toutefois, je ne désire pas cautionner de tels films.
C’est pour cette raison que je trouvais cela assez désespérant : pratiquement toutes les animations et films vus en classe étaient du même acabit : violents, laids, horribles, langage vulgaire. Même ceux se voulant drôles étaient d’un humour noir, peu engageant, tel ce Steve Whitehouse, que finalement j’ai trouvé peu drôle, car pratiquement toutes ses animations se terminaient ainsi : un bain de sang, du sexe ou en queue de poisson. Grand Dieu! Quel simplisme!
Je me suis donc posé la question : peut-on faire de belles choses avec Flash? Peut-on représenter l’amour, la vie, l’amitié, les émotions, bref des choses positives? La question se posait, selon moi!
J’ai donc entrepris un travail titanesque, de plusieurs heures, soit de réaliser à partir du conte Je t’aimerais toujours de Robert Munsch une animation de celui-ci. L’histoire du conte est d’ailleurs toute simple, mais c’est ce qui en fait sa beauté, selon moi et plusieurs parents seront par ailleurs d’accord avec cela : une mère donne naissance à un fils, quelle verra grandir et vieillir, tandis que ce même fils s’éloignera d’elle pour finalement comprendre l’importance de l’amour de sa mère lorsqu’il aura lui-même un enfant et que sa mère tombera malade. Il reviendra alors vers elle et ce sera lui qui s’occupera d’elle et le bercera comme elle le berçait étant enfant.
L’histoire est bien de M. Munsch, mais tous les dessins sont des originaux de moi, réalisés au pinceau, dans Flash, à l’aide de ma belle tablette graphique BAMBOO!
Voici donc l’animation en question : http://www.catherine-toupin.qc.ca/je_taimerais_toujours.html
Par quoi commencer???
Pour débuter, j’ai dû réaliser une charte graphique de mes personnages. Charte graphique dans Flash, pour illustrer à quoi allaient ressembler mes personnages, quelle serait leur personnalité, qualités, défauts et surtout les couleurs leur étant attribués.
Cette charte, très utile m’a donc permis de bâtir mes personnages, bref de leur donner vie.
Mon histoire étant très simple, il n’y avait réellement que 2 personnages, soit la mère et le fils.
Voici quelques aperçus des personnages dans ma charte graphique :
Ces personnages sont donc été réalisé à partir de mes propres photos de famille. Le bébé c’est mon garçon ou ma fille. La mère c’est moi. Très pratique lorsqu’on a une famille!
Mode de réalisation
Ma méthode préférée est sans conteste le retraçage de photos. Je retrace sur une photo, grâce à ma tablette graphique BAMBOO. Cela me donne de très beaux résultats.
Toutefois, au cours du processus, j’ai dû réaliser des dessins, sans l’aide de photos, tels mes décors :
Bref, si vous voulez vous lancer là-dedans, attendez-vous à quelque chose d’assez difficile! Pour ma part, étant donné que j’avais décidé de choisir un conte de ma connaissance, je ne pouvais accéder à la banque d’images mise à la disposition des étudiants par la prof!
Eux, pouvaient allègrement piger pour aller chercher un animal, une créature fantastique, un morceau de décor, etc. Moi j’ai du tout inventé, ou presque!
Ainsi, tout a été fait dans Flash. Au pinceau, avec ma tablette graphique.
Deuxième étape : le scénarimage
Croire que c’est facile de mettre en image et anime un conte, c’est se leurrer! Après la charte graphique est venu le scénarimage.
Vous pouvez aller y jeter un coup d’œil, en cliquant ici.
En fait le scénarimage est comment le conte sera animé et raconté. Grâce à notre prof, nous avons appris à faire des plans de caméras dans Flash. Eh oui! Il est possible de faire des zoom-out et zoom-in, des plans-grue et de dos, etc.
J’ai donc opté pour des plans pas trop difficile à faire, compte tenu de déjà tout le travail que j’avais! Toutefois, comme vous l’avez vu dans mon animation finale, il y a parfois des plans pas si évidents que ça à faire.
Par exemple pour faire un gros plan d’un de mes personnages. Je devais tout d’abord sélectionner un premier frame sur la ligne de temps et lui donner suffisamment de frames (en général, j’en donnais toujours 13, car au début j’en donnais 10 mais mon animation était trop rapide, j’ai donc du étirer le temps) pour faire une interpolation de mouvement.
Au dernier frame, là je choisissais dans le menu Modification/transformer/redimensionner
Grâce au redimensionnement, j’ai pu ainsi faire la plupart de mes plans de caméra! Zoomer et dé zoomer, voilà la réponse!
Ainsi, dans le scénarimage il fallait donc expliquer chaque plan de caméra et indiquer les lieux : intérieur ou extérieur?
Le scénarimage, très long selon moi, ma quand même bien servit pour l’animation finale. En effet, presque tous mes décors étaient prêts. Il ne m’est resté qu’à importer mes images dans mon nouveau fichier. fla.
Dernière étape : l’animation finale
Certainement l’étape la plus difficile, puisque là c’était vrai : je devais anime le conte! Mais en utilisant en tout 5 scènes, j’y suis arrivée.
Ce que j’ai trouvé le plus difficile? L’intégration du son dans Flash. Vraiment, Flash n’est PAS convivial pour le son!
Premièrement, ce fut stressant pour moi : je n’avais jamais enregistré de narration! Comment procéder? J’aurais aimé plus de préparation! Je ne pouvais pas simplement lire le conte!
Je devais le séparer ainsi : la narration et les dialogues. C’est en discutant avec mes collègues étudiants que j’en suis venue à cette méthode.
Ma voix : BEURK!
La narration devait se faire avec ma voix. Ainsi, si vous avez regardé mon animation finale, vous aurez entendu ma voix. Bref…, vous aurez remarqué que je ne suis pas très « radiophonique »! Ma voix est nasillarde et est beaucoup plus haute perchée que réellement!
De plus, pour mon plus grand malheur nous devions mettre tous nos sons en format MP3, Malheur! De nasillarde, ma voix est devenue « cacanne »! J’avais l’impression de parler dans une boite de conserve!
Donc, franchement, le son n’est pas le plus fort dans mon animation.
D'ailleurs, nous devions utiliser la technique de la X-Sheet. C’est-à-dire de découper notre narration et nos dialogues en syllabes entendues. Ce qui n’était pas entendu on le laissait tomber. Par exemple : dans le mot « nuit », on n’entend pas le « t », alors dans notre X-Sheet on ne met pas le « t ».
J’ai trouvé cela très difficile à faire. Car je devais repasser plusieurs fois la trame sonore pour bien écouter ce que je disais. Pas si simple à faire!
Puis, pour mon plus grand malheur, ma trame sonore était beaucoup plus longue que mon animation! J’ai du tout rallongé! Mon débit de voix était trop lent. Et tout ceci, sans oublier les « maudits » symboles de bouches à synchroniser avec la voix! Arrrgh!
Ce qui me fait dire ceci : dans Flash, on se contente de peu de son! Un petit dialogue ici et là, un son de temps en temps, une trame sonore très courte et voilà!
À recommencer qu’est-ce que je ferais?
Premièrement, soyez-en certain, je choisirais un conte que la prof nous a soumis. Je n’irais pas chercher quelque chose qui « sorte » de l’ordinaire!
Ensuite, j’essaierais de trouver le plus possible des décors déjà tout fait ou des éléments que je n’aurais que peu ou pas à modifier. Ainsi, je pourrais me concentrer vraiment sur l’aspect de mes personnages et ne pas perdre trop de temps avec le reste.
Puis, pour le son, j’essaierais de me garder suffisamment de temps pour faire quelque chose de mieux que ce que j’ai fait. Mieux découper ma X-Sheet. Améliorer le débit de ma voix. Faire un peu comme ce que j’ai fait déjà pour mon animation actuelle : réarranger certains passages, couper à certains endroits. Pour ça, j’étais assez fière : dans ma narration j’ai buté à un moment donné dans ma lecture. Ensuite, avec SoundForge, j’ai réussi à couper cet endroit et à recoller le reste.
Plus rien n’y paraissait et la narration était devenue fluide! J’ai même réussi à faire des effets sonores! Telle la voix de « petit enfant » au début qui chante la petite comptine. C’est ma propre voix!
Bref en terminant ce long article, ce fut vraiment une aventure pour moi que de réaliser cette animation. Une belle aventure, qui m’a permis de toucher à plusieurs aspects de Flash et a expérimenté certaines choses.
Et puis je crois avoir gagné mon pari : j’ai réussi à démontrer qu’avec Flash ON PEUT faire de belles choses!





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