
Bien entendu, si on traduit webmaster, cela pourrait donner cette traduction. Mais on y préfèrera alors plutôt webmestre, ou mestre est la forme vieillie de « maître ».
Le webmestre est donc l’homme (ou la femme!)- orchestre d’un site web, dont il aura la charge.
J’ai été moi-même webmestre…
Pour avoir moi-même déjà occupée une fonction similaire, je peux donc certifier de cela. Ayant travaillé 1 an pour ORBICOM – Le réseau des chaires UNESCO en communication (http://www.orbicom.ca/), j’étais la webmestre du site, assez complexe de ce réseau.
Entre autre chose, l’un de mes aspects de mes nombreuses tâches était de maintenir à jour les bases de données et d’assurer la bonne marche des forums de discussion, lorsqu’il y en avait.
De plus, je travaillais à développer le site, à mettre en ligne divers textes envoyés par des membres du réseau, à travers le monde, à créer des adresses de courriel pour les employés qui en avait besoin, etc. Nous n’étions qu’un petit groupe mais cela résume bien ce que dit la Wikipédia à propos de ce poste :
« Il faut bien prendre en considération que 80% des emplois sont dans des entreprises de moins de 20 personnes, dans ce cas, le webmestre est en quelque sorte l'homme-orchestre du site internet, il y fait pratiquement tout, à la fois du webdesign, du graphisme, du développement de bases de données, du marketing, création de liens, de plus en plus du référencement pour que le site dont il a la charge, soit bien référencé en moteurs de recherche. » (définition de webmestre - http://fr.wikipedia.org/wiki/Webmestre - article consulté le 09.11.2008).
Effectivement, je faisais pas mal tout. Et à l’époque, je vous parle de cela il y a 7 ans, environ, il n’y avait nulle formation pour devenir webmestre. Je venais d’être remerciée de mes services de chez Public Technologies Multimédia (My Virtual Model, maintenant) en tant qu’intégrateur web et c’est presque par hasard que j’ai vu ce poste affiché et pour lequel j’ai postulé. Ma formation était donc on ne peut plus autodidacte!
Mais le marché du travail à l’époque se prêtait à cela et je profitais donc de l’occasion qui m’était donné pour travailler dans le domaine.
J’ai donc été engagée comme webmestre et c’est grâce à cette expérience, entre autre, que j’ai développé mon expérience sur les bases de données File Maker Pro. Il faut dire que j’en avais plusieurs à gérer et à développer. J’ai appris par moi-même à en créer, à les lier et à les publier sur le Web.
Le salaire
En tant que webmestre, je gagnais tout de même 40,000$/a. Eh oui! Car chez Orbicom, j'étais engagée en tant que contractuelle, avec un contrat qui se renouvelait tous les mois. Et comme Orbicom relevait de l'UNESCO et que cet organisme n'étais disons pas quelque chose de petit, il y avait donc un bon budget pour engager un webmestre!
J'étais bien au-dessus de la moyenne des webmestres, je n'en doute pas! Par ailleurs, le site web Repère (http://reperes7.reperes.qc.ca/) mentionne qu'un webmestre gagnait en 2006, 27,000$/a, ce qui est probablement plus réaliste. Malgré qu'aujourd'hui, avec le coût de la vie, on peut plutôt présumé d'un salaire moyen d'environ 30,000$.
Mais mon conseil? Cherchez des emplois dans les écoles, universités et endroits ayant une bonne réputation, comme les ministères provinciaux ou fédéraux, les municipalités, etc. Cela bouge moins, c'est moins "fashion" comme on pourrait dire mais c'est bien souvent mieux payé, moins stressant et les conditions de travail y sont souvent bien meilleures!
En 2008Ainsi, de nos jours, le webmestre doit avoir une formation solide, s’il veut s’assurer de travailler sur des portails importants, tel Radio-Canada, Canoe, Cyberpresse ou autre. Ces sites regorgent d’interactivité importante avec les internautes. Ce sont souvent aussi des sites à la fine pointe de la technologie du web.
Bien entendu dans ces entreprises, le webmestre n’a pas nécessairement besoin d’être l’homme ou la femme-orchestre, puisque bien souvent il travaille avec une équipe. Mais il doit pouvoir comprendre le bogue qui vient de se présenter et doit comprendre le travail du programmeur pour réparer celui-ci. Il doit-être même capable de réparer ou d’améliorer lui-même certaines fonctionnalités du site, plus mineures, sans avoir à chaque fois faire affaire avec le programmeur ou l’infographiste.
Dans de plus petites entreprises, le webmestre devra tout faire, pratiquement. Sa formation, en programmation devra donc être solide et rigoureuse. Il devra savoir couper au pixel prêt ses images et faire des interpolations de mouvement, parfaites dans Flash! De plus, s’il y a de la vidéo et du son, il devra aussi savoir comment traiter et améliorer ces fichiers. Pensons au webmestre de You Tube. Probablement y a-t-il derrière lui une grosse équipe mais c’est assurément lui qui doit veiller au bon fonctionnement des vidéos et à leur utilisation correcte. Il doit donc avoir une expertise en vidéo et connaître les différents types de codecs!
Ainsi, la formation de la technique d’intégration en multimédia est assurément complète pour pouvoir occuper un tel type de poste. Et pour ma part, je suis très contente de l’expérience que j’ai pu avoir en occupant ce type de poste. Grâce à cela, je sais un peu plus ce qu’est un webmestre et j’espère que vous aussi!

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